lundi 27 mars 2017

Les autorités belges n'ont pas évoqué l’attaque du Musée juif lors de la commémoration des attentats de l’aéroport de Zaventem et du métro Maelbeek

Contexte:  L’attentat du musée juif de Bruxelles a "été très aisément mis de côté"

La Libre Belgique:
Les Grands rabbins belge et français se sont recueillis devant la stèle commémorative de l’attentat.

La sécurité était de mise dimanche vers 10 h 30, à la rue des Minimes, en plein cœur du Sablon à Bruxelles. Militaires et policiers étaient particulièrement vigilants afin d’assurer la sécurité des deux plus hautes personnalités des communautés juives de Belgique et de France. Le Grand-rabbin de Belgique, Albert Guigui, recevait le Grand-Rabbin de France Haïm Korsia afin qu’ils se recueillent devant la plaque commémorative installée devant l’entrée du Musée. Le 24 mai 2014, il y a presque trois ans, quatre personnes y perdaient la vie à la suite d’un attentat terroriste. (...)
Après avoir salué chacun des fidèles et divers représentants de la communauté présents, les Grands-rabbins, complices, se sont installés près de la stèle. Lors du discours d’introduction, l’attentat du musée juif a été présenté comme le premier d’une longue série. Les autorités du pays ont été remerciées : le Premier ministre de l’époque, Elio Di Rupo (PS), ainsi que le bourgmestre de Bruxelles-Ville, Yvan Mayeur (PS) ont été cités. Un regret a cependant été émis : celui de ne pas avoir évoqué l’attaque du Musée juif lors de la commémoration des attentats de l’aéroport de Zaventem et du métro Maelbeek, le 22 mars dernier.

jeudi 23 mars 2017

L’attentat du musée juif de Bruxelles a "été très aisément mis de côté"

Alors que les attentats terroristes du 22 mars font l'objet d'innombrables et constants commentaires et révélations dans la presse belge, l'attentat du Musée du Juif n'est que très rarement mentionné et ne suscite aucun intérêt.   Qui est Mehdi Nemmouche?  Quel a été son parcours à Molenbeek?  Quels sont ses "éventuels" complices?  Le cas échéant, sont-ils en prison?  L'article d'Atlantico met en évidence cette indifférence.  

Atlantico (Jennifer Pepper):

Victimes du Musée juif
de Bruxelles 
Jour pour jour, un an après les attentats du 22 mars 2016 qui ont frappé Bruxelles, le bal des inutiles s’est ouvert sous le regard voyeur des caméras. Zoom sur les mines graves de circonstance de politiques pourtant botoxés en position sourire. Il faut «faire victime» pour «faire société». Tous ensemble, la larme à l'oeil, il faut oser la tendresse. (...)

Le 22 mars constitue le premier bug dans le système. Le compromis à la belge n’en n’est pas sorti indemne. L’attentat du musée juif avait été très aisément mis de côté car il ciblait, pensaient nos décideurs, une communauté spécifique. Pas grand monde à l’époque pour afficher #JeSuisJuif. Cela nous vaut encore aujourd’hui d’apprécier toute l’amnésie qui transpire d'un propos comme: «La Belgique, relativement épargnée jusqu’au 22 mars…».

Nous y sommes. L’enjeu n’est pas et n’a jamais été de lutter efficacement contre le terrorisme. Sinon, l’attentat du musée juif aurait été le signal pour se mettre en ordre de bataille contre l’ennemi, le terrorisme islamiste et ses filières localo-locales, pour ne pas dire Molenbeekoises, avant tout. L’unique objectif du système consiste à se maintenir en place. Pour y parvenir, il lutte contre le djihadisme comme il s’attaque au sida, c’est à dire en ne faisant pas la guerre mais au contraire, en apprivoisant la menace et surtout, les esprits de ses victimes potentielles. Permettre à l’horreur d’acquérir une acceptable dimension chronique. Politique de l’inclusion. Politique de la soumission.

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mardi 21 mars 2017

Objections sur la rhétorique anti-juive du Pape François

Repris du site américain du journal le plus influent sur la religion et la vie publique First Things par Matthew Schmitz:
In his morning homilies, Pope Francis has been offering increasingly frequent and bitter denunciations of Catholics who oppose his push to give communion to the divorced and remarried. Sometimes he has portrayed these people as effeminate and womanish. More usually he has portrayed them as rigid legalists—as Pharisees who “sit in the chair of Moses and judge.”
Of course, his opponents don’t like to be insulted. As it turns out, the people he stereotypes in order to insult his opponents (vain, clothes-mad women; bitter, rule-obsessed Jews) don’t like it either.
In a recent letter on the return of Catholic anti-Judaism, Giuseppe Laras, a prominent Italian rabbi, objects to the homilies of Pope Francis for their promotion of false and dangerous anti-Jewish stereotypes. Laras perceives “an undercurrent—with the text a bit more manifest now—of resentment, intolerance, and annoyance on the Christian side toward Judaism; a substantial distrust of the Bible and a subsequent minimization of the Jewish biblical roots of Christianity; a more or less latent ‘Marcionism’ now presented in pseudo-scientific form, which today focuses insistently on ethics and politics.” 
Laras is aware of and grateful for recent improvements in Catholic understanding of Judaism—but he laments that these seem to be lost on Francis: (...)
(...) One need think only of the law of “an eye for an eye” recently evoked by the pope carelessly and mistakenly …
Laras says that “it is saddening . . . that those who raise objections, perplexities, concerns, and indignation … must always be Jews … and not instead in the first place authoritative Christian voices that right away and much sooner should assert themselves with a bold and frank ‘no.’”
Too many authoritative Christian voices—both bishops and theologians—have greeted Pope Francis’s anti-Jewish rhetoric with silence, smooth excuses, or applause. When will they speak out with the boldness of Rabbi Laras?
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jeudi 16 mars 2017

L'affirmation 'Auschwitz est un détail négligeable' tolérée en Belgique

Contexte:
-  Polémique en Flandre autour d'un mail jugé antisémite chez UNIA, association contre le racisme...
-  UNIA, association officielle belge contre le racisme, néglige l'antisémitisme

Alerté par le site antisemitisme.be sur l'existence d'un commentaire antisémite et négationniste particulièrement virulent sur le compte Facebook du quotidien de référence flamand De Morgen, UNIA n'est pas intervenu pour le faire retirer.  De Morgen n'a non plus estimé qu'il faillait l'effacer.

Il s'agit d'un commentaire de "Myriamenbert" (Myriam Beeusaert) publié le 7 août 2016:
"C’est vrai, ce n’est pas comparable, lorqu’on voit ce qu’Israël fait, Auschwitz est en comparaison un détail négligeable. Nous ne pouvons pas comparer. Le fascisme et le sionisme partagent la même idéologie méprisable"



Myriam Beeusaert est préposée à l'accueil et collaboratrice administrative de Geneeskunde voor het Volk (Médecine pour le peuple), lié au PVDA-PTB (extrême gauche).

En France, Jean-Marie Le Pen a été condamné pour une expression similaire. En Belgique, on laisse faire.

Antisemitisme.be (19 août 2016):
Appel au meurtre dans un commentaire sur la page Facebook du Morgen 
A la suite d’un article publié sur la page Facebook du quotidien flamand De Morgen  et intitulé "Israël bekritiseren is niet hetzelfde als jodenhaat" ("La critique d’Israël n’est pas la même chose que l’antisémitisme"), des internautes ont publié les commentaires suivants :
– Oriana P. Roerkraeyer: "Elke dag moeten ze het hoofd bieden aan verschrikkelijke terreur »…hahaha..ze zijn zelf de terreur, idioot….een goede zionist is een dode Zionist" ("... un bon sioniste est un sioniste mort").
– Myriamenbert Beeusaert: "Tis waar het is niet te vergelijken , als we kijken wat Israël doet dan is in vergelijking daarmee Auswitz een te verwaarlozen detail. Maar we mogen niet vergelijken, Fascisme en zionisme hebben dezelfde verwerpelijke ideologie" ("C’est vrai, ce n’est pas comparable, lorqu’on voit ce qu’Israel fait, Auschwitz est en comparaison un détail négligeable. Nous ne pouvons pas comparer. Le fascisme et le sionisme ont la même idéologie méprisable").
Le (premier) commentaire a été supprimé par le gestionnaire de la page.


mardi 14 mars 2017

L'Eurodéputé hongrois Péter Niedermüller veut mettre fin au financement par l'EU de l'incitation à la haine d'Israël par l'AP

L'eurodéputé Péter Niedermüller sait que la tâche sera ardue.  Un grand bravo à son initiative courageuse et morale.

EJP 
A Hungarian Member of the European Parliament has undertaken the arduous taks to convince EU authorities to stop funding the Palestinian Authority’s Education Ministry because it incites young Palestinians to hate Israelis which constitutes an impediment to peace between the two sides.  Peter Niedermüller, who is Vice-President and Treasurer of the S&D Group (Socialists and Democrats) calls ‘’untolerable’’ what is shown on Palestinian television and in schoolbooks and says it runs against the idea of peace with Israel.
"If the Palestinian Authority really wants peace, the very first step is to educate the young generation to produce peace and not hate. Because if they are producing hate against Israel there will never be any kind of peace.They need to stop hate speech in schools and the education system and to look at Israel as a partner or a neighbor and not as an en enemy,’" he said. 
Niedermüller will try to figure out during the next few weeks what can be don legally and politically to stop this education to hatred. 
The EU and the PA are linked by an official agreement for political and financial aid. "So this is not very easy just to say. We need a political process and first of all we need a large and strong support for this initiative. The final decision will be made by the Council of Ministers of Finance of the EU member states," he said.  
He acknowledges that in order to take an initiative he needs the support of much more MEPs who woud be ready to sign a letter to the European Commission and European Council Presidents just to start a process of investigation into this issue. 
"And of course I will try to get in touch with the Israeli embassy in Brussels and to listen to their opinion because it is a very sensitive political issue and I am not going to do anything against the will and the political priorities of the Israeli government," Niedermüller told EJP. 
In order to enlist his colleagues in the European Parliament, the Hungarian MEP hosted in Brussels a seminar with as guest speaker Itamar Marcus, founder and director of Palestinian Media Watch (PMW), a Jerusalem-based research institute that  has been studying the Palestinian world for the last twenty years from a broad range of perspectives by monitoring and analyzing the Palestinian Authority through its media and schoolbooks. 
"Our big focus is children. What’s happening in their world. This is very significant as the European Commission, because in part of what we had exposed about the Palestinian Authority paying salaries to terrorists, decided not to fund the PA budget anymore but instead to give the money only and primarily to the Ministry of Education," said Itamar Marcus. 
"And one of the things we found is that the Ministry of Education itself is one of the greatest impediments to peace with Israel." (...)
"The message  must be: "If you kill an Israeli you an hero and if you make peace with Israel it’s a crime against humanity,’" Marcus said.  "The message to the EU is: you must stop funding this. You can’t do this if you expect peace. The EU has to tell them it can’t give money for funding hatred. If you do so, we are not going to pay your teachers’ salaries if they are poisoning the kids with hatred," Marcus concluded.  
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samedi 11 mars 2017

Quatre universités belges invitent un terroriste palestinien à la 'Semaine contre l'apartheid israélien'

Salah Hamouri
i24NEWS rapporte:
A l’occasion de la "Semaine contre l'apartheid israélien" initiée par le BDS, l’Université d’Anvers en Belgique a accueilli mardi en qualité d’intervenant à une conférence, le terroriste palestinien Salah Hamouri.
Il est important de souligner que l'Université d'Anvers est loin d'être la seule université belge à avoir invité Salah Hamouri, comme l'article peut le laisser supposer.  La réalité est que quatre universités belges ont accueilli le terroriste palestinien (l'Université Libre de Bruxelles, l'Université Catholique de Louvain, l'Université Catholique de Leuven et l'Université d'Anvers, les deux dernière étant flamandes) à l'occasion de la "Semaine contre l'apartheid israélien" à laquelle sept universités belges ont participé. Il convient également de souligner que l'Université Libre de Bruxelles et l'Université d'Anvers sont allées encore plus loin dans la propagation de la haine d'Israël et des Juifs qui y vivent. Elles ont invité Charlotte Kates de Samidoun, une organisation qui défend le tueur d'enfants juifs Sami Kuntar, membre du Hezbollah.  En décembre 2016, Samidoun a rendu hommage à Kuntar à Bruxelles.  (Charlotte Kates et Samidoun feront l'objet d'un post ultérieur).

Il semble que seuls les étudiants de l'Université d'Anvers ont dénoncé la venue du terroriste.  


Université d'Anvers:

Salah Hamouri et Charlotte Kates de Samidoun. 



Université Libre de Bruxelles (ULB): 
Salah Hamouri et Charlotte Kates de Samidoun.  



Université Catholique de Louvain (UCL):

Salah Hamouri et Alexis Deswaef, Ligue belge des Droits de l'Homme.



Université Catholique de Leuven (KUL):
Salah Hamouri, Professeur Lieven De Cauter et Selwa Othman.

i24 NEWS:

La décision d'accueillir Hamouri, a provoqué un vif émoi au sein de la communauté juive de Belgique, et plus particulièrement pour les étudiants juifs de cette université."Je suis très déçue de l'hospitalité accordée à l'événement, d'autant plus que l'invité est un terroriste condamné pour tentative d'assassinat, et qui a été libéré avant la fin de sa peine", a déploré à i24NEWS Jessica Rosenblum, étudiante à l'Université d'Anvers."Un individu comme M. Hamouri et le discours haineux d'organisations prônant le boycott d'Israël tel que le BDS n'ont pas leur place à Anvers", a-t-elle ajouté, dénonçant le prétexte du droit à la liberté d'expression dans le but de "délégitimer Israël" via de tels colloques.
L'association des étudiants juifs de l'Université d'Anvers a tenté de faire annuler cette intervention en faisant part à leur directeur de leur indignation quant à cette soirée, dans un courrier dont i24NEWS a obtenu une copie.  Dans sa réponse, Van Goethem invoquant "la liberté d’expression", a affirmé que l’université qu’il dirige dispose du droit d'organiser des soirées "politique", notamment pour faire entendre ceux qui veulent s’exprimer sur la notion d’"apartheid liée au concept de l’État Juif".Pour lui, la condamnation pour terrorisme de Salah Hamouri "ne peut justifier un refus" de le faire intervenir à une conférence. Ce dernier "a purgé sa peine de 7 ans d’emprisonnement et a plaidé coupable dans un contexte d’un accord pour réduire sa peine", a-t-il argué. (...) 
"Il a été libéré dans le cadre d'un échange", a tenu a rappelé André Gantman, membre du Conseil communal d'Anvers et ancien président de l'association juive B'nai B'rith d'Anvers, interrogé par i24NEWS, faisant référence à l'accord Shalit.  "Le problème n'est pas d'ordre légal mais d'ordre moral", a-t-il estimé, avant de préciser "Hamouri n'a à ma connaissance, jamais exprimé de regrets".
Pour M. Gantman, le directeur Herman Van Goethem porte la responsabilité de cet événement "inadmissible" en "laissant violer son université par un tueur".
Du côté des militants pro-israéliens, la colère est partagée. L'argument du "dialogue" défendu par le directeur de l'université est "trompeur", a assuré Jenny Aharon, à i24NEWS.  Pour cette activiste pro-israélienne d'Anvers, le problème n'est pas de se confronter aux idées opposées d'une personne, "c'est la tout le principe de la liberté d'expression, mais on ne peut pas dialoguer avec un tueur !", a-t-elle conclu.

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jeudi 9 mars 2017

Michel Houellebecq décrit le 'pro-palestinisme' des élites belges fans des boycotts d'Israël

L'une des figures du roman Soumission Michel Houellebecq, l'un des plus grands auteurs français contemporains, est un Belge francophone Robert Rediger "célèbre pour ses positions pro-palestiniennes" et "l'un des principaux artisans du boycott des universitaires israéliens".  Houellebecq est l'un des rares intellectuels européens à s'intéresser à l'antisémitisme actuel et, comme le démontrent ces quelques passages à son avatar moderne "le pro-palestinisme" obsessionnel et intéressé et son corollaire la diabolisation d'Israël par le truchement du mouvement BDS.
"Le conseil national des universités, qui se réunissait début juin, allait très probablement nommer Robert Rediger en remplacement.  
Je jetai un bref regard à mon tagine agneau - artichauts avant de tenter, à tout hasard, un haussement de sourcils surpris. "Oui, je sais", dit-elle, "ça peut paraître énorme, mais ce sont plus que des bruits, j'ai eu des échos extrêmement précis."
Je m'excusai pour aller aux toilettes afin de consulter discrètement mon smartphone (...) une recherche de deux minutes à peine m'apprit que Robert Rediger était célèbre pour ses positions pro-palestiniennes, et qu'il avait été l'un des principaux artisans du boycott des universitaires israéliens; je me lavai soigneusement les mains avant de rejoindre ma collègue. (...)  
"C'est Malika, ma première épouse", dit-il (Rediger) une fois qu'elle fut sortie, "vous semblez voué à rencontrer mes épouses aujourd'hui. Je l'ai épousée quand j'était encore en Belgique. Oui, je suis d'origine belge... Je suis toujours belge d'ailleurs, je ne me suis jamais fait naturaliser, bien que je sois en France depuis vingt ans maintenant."

Soumission, p.p. 35-36 et 247, Flammarion.

Campagne anti-israélienne organisée 
par Pierre Galand (Association
Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles)
On pourrait ajouter cette initiative de l'Université Libre de Bruxelles, vraisemblablement unique en Europe:
Le 21 mai 2012, le conseil d’administration de l’ULB a pris la décision de reconnaître BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanction) comme cercle étudiant (au même titre que les cercles de médecine, de droit, etc).

L'ONG de diabolisation d'Israël l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles a fêté ses 41 ans cette année.  Encore un record.  Son grand promoteur Pierre Galand, socialiste, grande figure de l'élite belge francophone, est également lié à l'ULB.