vendredi 25 mai 2018

Se balader à Bruxelles avec une kippa, l'impossible expérience


Quels quartiers de Bruxelles?  L'article ne le précise pas…  A Anvers, les Juifs portent la kippa.

RTBF (via infobelge):
"Vous cherchez un homme qui porte la kippa et qui accepterait de se balader avec vous équipé d’une caméra discrète? Et bien bonne chance!" Cette phrase prononcée par un membre de la communauté juive résume bien notre histoire.

(…) nous décidons de tenter une expérience: arpenter les rues de la capitale avec une personne qui affiche son judaïsme au quotidien. Nous souhaitons voir si ces craintes sont justifiées. Mais cela s’avère très vite compliqué, voire impossible.

La casquette plutôt que la kippa
A Bruxelles, les juifs pratiquants sont nombreux à avoir remplacé la kippa par la casquette depuis une dizaine d’années. Une mesure de précaution rentrée dans les mœurs.

Vous voulez faire ça dans quels quartiers?
Il reste pourtant quelques irréductibles à commencer par certains rabbins. Nous contactons deux d’entre eux. "Vous voulez faire ça dans quels quartiers?" nous demandent-ils. Au quotidien, ils évitent certains lieux qu’ils jugent trop risqués et finalement refusent notre demande. "Je ne veux pas être médiatisé. Demandez au grand Rabbin de Belgique. Il a l’habitude" nous disent-ils. Le grand rabbin, c’est Albert Guigui. En 2001, il s’est fait agressé à Anderlecht et aujourd’hui, il fait partie de ceux qui ne portent plus la kippa . Dans un premier temps il accepte de modifier ses habitudes pour les besoins de notre reportage, mais revient ensuite sur sa décision. Il nous explique que le service de sécurité de la communauté juive, lui a dit de ne pas le faire. 

Alors nous commençons à nous poser des questions. Nous décidons pourtant de ne pas abandonner et nous contactons d’autres personnes parmi lesquelles l’un de nos confrères de Radio Judaïca, plusieurs représentants de la communauté juive ou encore un épicier Kasher. Eux-mêmes se mettent à chercher pour nous. Au total, nous passons des dizaines de coup de fils et finissons par tourner en rond. " J’ai entendu dire que vous cherchiez cela, on m’en a parlé " nous affirme l’un d’eux. 

Et puis un jour, nos démarches finissent par payer. Un homme accepte. Il nous explique qu’il est régulièrement victime d’insultes. "Vous ne portez jamais plainte?" lui demandons-nous. "Et vous, vous portez plainte lorsque vous vous faites siffler dans la rue?" nous répond-il. Nous décidons de nous recontacter deux jours plus tard pour fixer un rendez-vous mais il ne décrochera jamais son téléphone…

D'accord, mais seulement sous escorte
Retour à la case départ. Nous abattons alors notre dernière carte et contactons Joël Rubinfeld, le président de la ligue belge contre l’antisémitisme. Il ne porte pas la kippa mais il est d’accord de se prêter à l’expérience. Il ne le fera cependant qu’à une seule condition: il veut être escorté par un agent de sécurité, lui-même en contact avec les différentes zones de police. Un dispositif compliqué à mettre en place. (…)

Aujourd’hui, il est conseillé aux fidèles de ne pas porter la kippa en arrivant ou en quittant les synagogues. Pour vivre heureux, les juifs doivent-ils vivre cachés? Nous ne ferons jamais l’expérience… Et dans notre reportage, il n'y aura finalement pas de kippa. 
Lire l'article complet @ RTBF

jeudi 24 mai 2018

Sondage : pour 53% des Français, sionisme=complot juif


Europe 1/JDD:
Pour célébrer "70 ans d’amitié franco-israélienne", l’UEJF a commandé un sondage Ifop*, qui détaille la perception des Français vis-à-vis d’Israël et du sionisme. Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’institut, viendra commenter les résultats avant le dîner organisé lundi soir à la mairie du IIIe arrondissement de Paris. Alors que le local de l’UEJF a été vandalisé il y a un mois et demi, son président Sacha Ghozlan souhaitait "avoir une meilleure idée du lien des Français avec Israël, de leur compréhension de ce qu’est le sionisme".

Tout d’abord, les quelque mille personnes constituant l’échantillon représentatif savent-elles vraiment de quoi il est question? Le sionisme, indique le Petit Larousse, est un "mouvement dont l’objet fut la constitution en Palestine d’un Etat juif". "On a donné quelques éléments d’explication avant de poser les questions", assure Frédéric Dabi. Les réponses aux questions sur l'image que les Français ont du sionisme reflètent pourtant d'une certaine incompréhension, puisque 53% des interrogés estiment que "le sionisme est une organisation internationale qui vise à influencer le monde et la société au profit des juifs" "s'applique bien" à l'image qu'ils ont de cette idéologie politique.

Lire l'article complet

Analyse de l'enquête par J. Aleksandrowicz et M. Waintrater @ AKADEM

mercredi 23 mai 2018

Stefan Zweig prédisait la haine des Juifs même après la guerre (1940)


Il suffit de voir ce qui se passe en Europe de nos jours, pour comprendre combien Stefan Zweig était lucide.
"Nous aurons à souffrir pendant et après la guerre, écrit-il le 27 mai 1940, a) en tant qu'Allemands de naissance, b) en tant que Juifs de naissance.  Mais où aller pour fuir cette haine?  Partout elle nous guettera, partout elle nous traquera."
Stefan Zweig, l'ami blessé, de Dominique Bona, Plon, 1996, p. 297

mardi 22 mai 2018

Technologie de l’eau d’Israël, aubaine pour le Maroc


Via Israel Valley:
La technologie de l’eau d’Israël pourrait être une aubaine pour le Maroc car les réservoirs d’eau sont à sec. Rabat est ouvert à l’aide de l’État juif.

«Le gouvernement marocain est ouvert aux solutions, quel que soit le pays d’où elles proviennent», a déclaré Dr Clive Lipchin, chercheur israélien et directeur du Centre pour la gestion des eaux transfrontalières de l’Institut Arava pour les études environnementales.

«J’ai été invité en tant qu’Israélien à participer à une table ronde. Les représentants du gouvernement marocain qui m’ont rencontré m’ont dit qu’ils étaient heureux de considérer Israël comme un exemple», a déclaré Lipchin.

Les efforts marocains visant à économiser l’eau et à éviter l’apocalypse du «Jour Zéro» connaissent un certain succès, a permit de trouver un consensus sur le fait que la coopération avec nous est presque inévitable, a déclaré M. Lipchin.

Une véritable sécheresse, la croissance démographique et une mauvaise planification ont causé la crise au Maroc, a déclaré Clive Lipchin, qui a grandi en Afrique. La technologie israélienne peut être particulièrement utile au Maroc.

Israël est un modèle de ce que l’on peut faire de manière très efficace. Nous exploitons cinq des plus grandes usines de dessalement du monde et nous le faisons de manière très performante» a déclaré M. Lipchin.
Lire l'article complet @ Israel Valley

lundi 21 mai 2018

Céline Pina: "Cet antisémitisme rend la vie impossible aux Juifs"


Céline Pina, ancienne élue locale, essayiste et militante:
"Même pirouette face à la tribune des 300, pointant le développement d'un nouvel antisémitisme arabo-musulman. En charriant les pires préjugés et dans sa version radicale, cet antisémitisme rend la vie impossible aux Juifs; et aujourd'hui en France, on tue des Juifs parce qu'ils sont Juifs.

Le Monde a aussitôt publié une contre-tribune appelant à fondre ce diagnostic, même si les signataires ne le remettaient pas directement en cause, dans une lutte contre tous les extrémismes. En soi, on ne peut être que d'accord, sauf que ce type de posture, derrière un habillage faussement humaniste, dilue tellement le constat qu'il ne permet plus l'action. Démultiplier les cibles, c'est ne plus en viser une seule. Un peu comme ces professions de foi de congrès de partis qui appellent à l'avènement de la justice sociale, à la paix universelle et à la disparition de la faim dans le monde. Cela ne coûte rien de le dire, permet de se donner bonne conscience et de repousser la confrontation avec les problèmes réels aux calendes grecques. Étendre les responsabilités et multiplier les amalgames afin d'entretenir la confusion, c'est déjà se dégager de ses obligations.

À amalgamer, dans un contexte de violence terroriste, le catholicisme et l'islamisme, les élus de LREM opèrent un glissement dangereux et surtout injustifié."
Lire la tribune complète de Céline Pina («Même en latin, les catholiques ne prêchent pas l'appel au meurtre!») @ Figaro Vox

dimanche 20 mai 2018

Hervé Juvin: Trump et Israël ont raison de critiquer l'ONU


Hervé Juvin est un écrivain et essayiste français. Il est par ailleurs associé d'Eurogroup Consulting. Il vient de publier France, le moment politique. Manifeste écologique et anti-libéral:

"C'est bien d'en appeler au multilatéralisme, mais comment ne pas constater, avec Donald Trump ou Israël, les perversions d'un système onusien qui avait donné à un représentant de la Libye la présidence d'une commission sur les droits des femmes?"

Lire l'interview complète de Hervé Juvin par Eugénie Bastié (Le totalitarisme de l'individu est la plus grande menace qui pèse sur notre condition humaine) @ Le Figaro

A propos de l'ONU et sa condamnation systématique d'Israël et sa mansuétude envers les pays qui bafouent les droits de l'homme: Rituel annuel: 20 résolutions contre Israël, 3 pour le reste du monde et Hypocrysie à l'ONU: 5 résolutions contre Israël, seulement 2 contre la Syrie!

vendredi 18 mai 2018

Mort de Dieter Kunzelmann membre de l'extrême-gauche antisémite et terroriste allemande

Dieter Kunzelmann, antisémite et terroriste allemand, mort à Berlin le 14 mai 2018 à 79 ans, dans son lit, probablement "entouré de l'affection et de l'amour de ses proches", selon la formule consacrée... et apparemment avec la conscience tranquille et sans avoir regretté son passé violent.



David Koskas, Allemagne : l'extreme gauche pourrait être responsable d'actes antisémites @ Israël Infos
"Le parquet d'Allemagne envisage de rouvrir l'enquête autour de l'incendie terroriste du foyer israélite de Munich en 1970.

La police aurait découvert des "informations vitales" sur les coupables, révèle le magazine allemand Focus. Le 13 février 1970, 7 personnes âgées sont mortes dans l'incendie criminel du foyer israélite de Munich.

Les coupables n'ont jamais été retrouvés, malgré les moyens importants déployés par l'Allemagne: une équipe de 100 détectives a mené l'enquête et 100 000 deutschemarks ont été promis à quiconque donnerait une information conduisant à une arrestation.

Aujourd'hui, grâce aux progrès réalisés dans la recherche sur l'ADN, l'identité des coupables pourrait avoir été découverte après analyse approfondie du réservoir de carburant abandonné sur la scène du crime, indique le magazine.

Il ajoute qu'il existe des "preuves concrètes" que l'attaque a été menée non pas par des membres de l'extrême-droite ou par des Palestiniens comme on l'a crû à l'époque, mais par des activistes de l'extrême-gauche allemande.  
Pour accompagner cette information, Focus a interrogé un ancien membre de l'extrême-gauche, Aloise Aschenbrenner.  
"Ils étaient extrêmement radicaux. Ils ne parlaient que de l'ennemi israélien et voulaient constituer un véritable front contre lui", a-t-il expliqué.

Dieter Kunzelmann un célèbre activiste de l'extrême-gauche antisémite, pourrait être lié à l'incendie d'après le magazine.  Quelques mois avant le drame, à l'automne 1969, il se trouvait dans un camp d'entrainement palestinien en Jordanie, et quand il revint à Berlin en novembre, il fut impliqué dans un attentat raté contre un centre communautaire juif.
Martin Jander, Communiste, social révolutionnaire, antisémite? D’un usage détourné de la radicalité ouvrière par les mouvements terroristes d’extrême gauche allemands @ Quadern
"Suite à cet incident, des groupes se forment autour de Dieter Kunzelmann et de Fritz Teufel à Munich et à Berlin-Ouest. Ils se baptisent Tupamaros München (TM) et Tupamaros West-Berlin (TW) en référence aux guérilleros Tupamaros d’Uru­guay. Leurs premières actions sont des attentats et attaques dirigés contre des tribunaux, la police et des institutions et symboles américains. En octobre 1969, après cette première vague d’ac­tions, des membres du groupe autour de Dieter Kunzelmann se rendent dans un camp palestinien pour y recevoir un entraînement militaire.  
Le 9 novembre 1969 les Tupamaros West-Berlin (TW) tentent de faire exploser une bombe au centre communautaire juif de Berlin-Ouest. Si la bombe placée par Albert Fichter dans un distributeur de boissons avait explosé, elle aurait probablement fait 200 morts et blessés. Mais en raison d’un disfonctionnement technique, l’engin, heureusement, n’explose pas. Quelques mois plus tard, le 13 février 1970, un incendie d’origine criminelle ravage le centre de la communauté religieuse israélite de Munich. Sept survivants des camps y trouvent la mort. Ici encore, il semble acquis que des personnes issues du giron des Tupamaros München participent à l’action. Plus de 40 ans après l’attentat, le ministère public a rouvert l’instruction."
Sur son antisémitisme féroce, veuillez lire (en anglais), cet article de Dale Street intitulé 'Anti-Zionism’, Antisemitism, and the German New Left @ Workers' Liberty

Israël a commis des "actes odieux", selon Emmanuel Macron


Rappel: Le 4 avril 2017, dans le quartier de Belleville, à Paris, pendant que Mme Sarah Halimi, 65 ans, était séquestrée, torturée, défigurée, tuée et défénestrée par un seul homme, Kobili Traoré, un Français musulman qui était son voisin, 26 policiers se trouvaient sur les lieux et ne lui ont pas porté assistance. Les voisins de Mme Halimi ne lui ont pas porté secours non plus. Visiblement les Israéliens ont une conception différente de la manière dont il faut traiter ceux qui veulent s'attaquer à des citoyens israéliens, juifs et non-juifs.

Israel Valley:
Grand retour de l’esprit «Quai d’Orsay» sur la politique de la France en Israël? Emmanuel Macron a condamné jeudi les «actes odieux» commis par Israël contre des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza et s’est défendu de toute complaisance, trois jours après la soixantaine de morts palestiniens dans des violences imputées par l’Etat hébreu au Hamas.

En Israël, les grands leaders israéliens ont fait semblant d’être… sourds!

Selon boursier.com: «Sur ce point je suis très clair : la France a condamné ces actes odieux – et ces victimes civiles – qui ont été commis en particulier sur la journée de lundi et en réalité encore dans les dernières heures», a déclaré le chef de l’Etat français lors d’une conférence de presse à Sofia, à l’issue d’un sommet Union européenne-Balkans.
Lire l'article complet 

jeudi 17 mai 2018

Jean-Claude Milner: "En dehors des Européens, nul ne sait qui est le fort et qui est le faible au Proche-Orient"


Jean-Claude Milner, linguiste, philosophe et essayiste:
"En dehors des Européens, nul ne sait qui est le fort et qui est le faible au Proche-Orient.  [...] S'il [le Palestinien] est faible, pourquoi l'est-il, quand on songe à la richesse et au nombre de ceux qui s'en disent les soutiens et les frères? [...]  Mais l'Européen n'a cure des incertitudes d'analyse.  Il lui suffit de quelques images: la photo d'un enfant mort, des hommes et des femmes en pleurs, les séquences filmées de maisons détruites.

Si quelque jour, il devait se révéler qu'après tout, le nom juif était le plus faible, il sera toujours temps de changer de côté; il sera toujours temps de gémir sur la disparition sanglante d'Israël et sur la mise à mort sauvage des Juifs - car tout sera sanglant et sauvage, n'en doutons pas.  Les mouchoirs sont déjà prêts, juste à l'arrière d'un tiroir étiqueté "dénégation".  Il faudrait pourtant qu'un jour, cessent les fausses innocences.  Les images sont infiniment tragiques, plus profondément tragiques encore que ne le dit le Journal.  Mais l'Européen n'est pas libre de pleurer devant elles; c'est là un privilège réservé aux spectateurs.  Or, il n'en est pas un.

Il se plaint bien souvent de n'être pas un acteur. Et bien certainement, il n'est pas un protagoniste; la dureté des temps le réduit bien souvent à jouer les figurants, les costumiers, les éclairagistes ou les souffleurs.  On oublie toutefois qu'il est l'un des principaux auteurs de la pièce."
Les penchants criminels de l'Europe démocratique, Verdier, 2003, p.p. 78-79

Lire également d'autres citations de Jean-Claude Milner:
- "Le programme hitlérien concernait les ashkénazes, les séfarades étaient confiés au grand mufti de Jérusalem"
- "La question juive se rouvre à l’échelle de l’Europe entière"
- "Autrefois, l’Europe se sentait encore redevable aux juifs exterminés"
- Mitterrand dénonçait "l'influence puissante et nocive du lobby juif en France"
-
"Les Juifs n'intéressent plus personne en Europe"

- Quel avenir pour les Juifs dans l'Europe du XXIe siècle  

mercredi 16 mai 2018

Lutte contre le terrorisme en France: le Shin Beth cité en exemple


Les Arvernes sont un groupe de hauts fonctionnaires, d'économistes, de professeurs d'université et de chefs d'entreprise:
"L'attentat commis à Paris, le 12 mai, rappelle la transformation profonde de la question terroriste en France. D'une part, notre pays est désormais l'un des plus frappés par les actes terroristes en dehors des zones de guerre, nous mettant de facto au premier rang de la coalition occidentale contre l'islam radical. D'autre part, après le démantèlement des filières organisées par Daech au lendemain des attentats de 2015, qui disposait de moyens financiers et d'artificiers pour fabriquer des bombes, le terrorisme s'est transformé avec la multiplication d'actes de basse intensité, commis par des personnes radicalisées à partir de moyens rudimentaires.

En réalité, ces actions concernent désormais l'ensemble des pays européens car, tour à tour, Londres, Barcelone et plusieurs villes allemandes ont été touchées par des actions similaires. D'une certaine manière, le terrorisme qui touche l'Europe est désormais proche de celui commis, pendant de longues années, en Israël avant que l'édification du mur et les actions en profondeur du service de renseignement intérieure, le Shin Beth, neutralisent totalement le terrorisme palestinien." [...]

Par ailleurs, il convient de réfléchir à la mise en place d'une détention administrative préalable à la procédure judiciaire, sur le modèle de la législation israélienne qui a fait ses preuves, par exemple avec l'élaboration de fichés S «terroristes dangereux». Le droit pénal ne peut plus être seulement un droit répressif, mais il doit aussi être un droit protecteur pour les citoyens."
Lire l'article complet («Le gouvernement n'a pas pris la mesure d'un conflit de longue durée contre l'islamisme radical») @ Figaro Vox

mardi 15 mai 2018

Professeur belge (ULB): "Le parasite israélien s’est installé dans le corps palestinien"


Eric David est professeur émérite de droit international et Président du Centre de droit international à l'Université Libre de Bruxelles.  Il est connu pour son hostilité extrême envers Israël qu'il partage avec bien d'autres à l'ULB.  Il est très respecté en Belgique francophone et ses propos ne feront l'objet d'aucune polémique.  Voici ce qu'il explique à une revue dirigée par un enseignant belge francophone, Pierre Piccinin qui s'était plaint de la mafia sioniste: "Attaqué, une fois de plus, lâchement, par la mafia sioniste, je n'ai pas peur. Et un jour la peur changera de camp et ce sont eux qui en auront à rendre des comptes".

Professeur Eric David:
"L’histoire de la Palestine ressemble au phénomène parasitaire dans lequel un individu colonise un animal ou une plante et s’en nourrit à ses dépens. Dans le cas de la Palestine, le phénomène commence avec la 1e Guerre mondiale et ce qu’on a appelé les accords Sykes-Picot, deux diplomates qui, au nom, respectivement, du R.-U. et de la France, se sont partagé leurs zones d’influence au Proche-Orient sur les dépouilles de l’Empire ottoman qui était alors l’allié de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie. L’accord avait été signé, en réalité, le 16 mai 1916, par Paul Cambon, ambassadeur de France à Londres, et Sir Edward Grey, secrétaire d’État au Foreign Office. C’est dans ce contexte que se situe la 1e étape du parasitisme de la Palestine: la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 par laquelle Lord Balfour écrit à Lord Rothschild, agissant pour le Comité politique de l’organisation sioniste : (...)

La 5e étape de l’entreprise parasitaire est la construction par Israël à partir de 2002 d’un mur qui sépare la Cisjordanie d’Israël mais qui, par son tracé, englobe des parcelles de territoire palestinien, empêche les Palestiniens de circuler dans leur propre territoire, les prive de terrains et entrave leur accès aux champs, aux services de santé, aux écoles, à l’eau, une situation condamnée quasi unanimement par la CIJ dans son avis consultatif du 9 juillet 2004 (CIJ, loc. cit., § 163).

La 6e étape de l’entreprise parasitaire – qui est moins une « étape » qu’une conséquence de la pathologie de la parasitose israélienne – réside dans les opérations armées menées par Israël contre la Bande de Gaza, notamment les opérations « Plomb durci » en 2008-2009 et « Bordure protectrice » en 2014, opérations répondant aux tirs de roquettes en provenance de Gaza et totalement disproportionnées car elles ont tué et blessé des centaines de civils palestiniens." (...)

Le parasite israélien s’est donc installé dans le corps palestinien et il en fait partie au même titre que les millions de levures, parasites et bactéries qui occupent le corps humain!"
Lire l'article complet d'Eric David @ Le Courrier du Maghreb et de l'Orient


Article en anglais @ The New Antisemite:
Belgium: Academic equates Israel with a parasite infestation of Palestine

lundi 14 mai 2018

Isaiah Berlin: "Les Israéliens n'ont pas de problème existentiel" (1948-2018)




Isaiah Berlin (1909-1997) était un philosophe politique et historien des idées sociales et politiques en Occident. Ramin Jahanbegloo est un philosophe politique iranien et un professeur d'université.

"Pensez-vous que la fondation de l'État d'Israël a résolu le problème juif?

Pour les Juifs pris en tant qu'individus, non. Pas le problème personnel mais le problème politique, oui. Les Israéliens n'ont pas de problème existentiel. Il existe à coup sûr d'autres problèmes auxquels ils sont confrontés, et des problèmes sérieux, mais ils se sentent tout à fait bien dans leur peau. C'est cela que je veux dire. Ils ont payé le prix, mais le résultat semble en valoir la peine. Même les Juifs américains qui ont soutenu Israël se sentent moins étrangers aux Etats-Unis que dans les années trente.

De la même manière que les Grecs ont la Grèce, les Allemands l'Allemagne, les Juifs ont une patrie en Palestine, à Jérusalem. Sur un plan psychologique, c'est une patrie de substitution. Les Juifs d'origine polonaise ne sentent pas leurs racines en Pologne. Si les Juifs ne possèdent pas de racines géographiques réelles, en imaginer d'autres les a rendus heureux, grâce à un prodigieux acte de restitution psychologique: le fait d'être décolonisé."
En toutes libertés, Entretiens avec Ramin Jahanbegloo, Editions du Félin, (p. 111), 1990

Voir également:
Alexandre Kojève, penseur hégélien: "Les Juifs ont l'histoire la plus intéressante de tous les peuples"

dimanche 13 mai 2018

Pierre Schweitzer: Karl Marx et son antisémitisme sans bornes


Pierre Schweitzer, Maître de Conférences Associé (économie des médias et du numérique):
Voici un aspect peu reluisant de l’oeuvre de Karl Marx: son antisémitisme sans bornes.

Le deux poids deux mesures a encore de beaux jours devant lui en matière d’extrémisme politique, et malgré une barque plus que chargée Karl Marx bénéficie toujours d’une fascination de la part d’une partie de nos élites intellectuelles et politiques. À une époque où l’Union Européenne juge bon de «fêter» les 200 ans de Marx, il est toujours bon de relire Marx dans le texte. Les appels à l’élimination physique de ses cibles politiques ne sont même pas déguisés, et le Marx adepte de la dictature politique ne semble pas éclabousser le Marx philosophe ou économiste. S’il est faux de dire que Marx est responsable des dizaines de millions de morts des dictatures communistes, il est tout aussi naïf et factuellement erroné d’affirmer que ses écrits n’ont eu aucune influence sur ces massacres.

Toutefois ces aspects sont bien connus, sans doute beaucoup plus qu’un autre aspect peu reluisant de l’oeuvre de Karl Marx: son antisémitisme sans bornes. Dan Hannan l’évoquait dans un précédent billet, que j’aimerais compléter par quelques morceaux choisis d’un article publié par Marx le 4 janvier 1856 dans le New-York Daily Tribune. Comme on peut s’en douter cet article est souvent discrètement évincé des florilèges marxistes, mais avec quelques efforts on en retrouve la trace sur la toile.

Pour que le lecteur comprenne mieux le contexte des phrases suivantes, précisons que Karl Marx dénonce dans cet article le rôle joué par les financiers juifs de plusieurs pays européens dans la vente d’emprunts russes émis par le Tsar pour financer la Guerre de Crimée. Il s’en prend tour à tour à plusieurs familles juives impliquées dans l’industrie bancaire : Stern, Stieglitz, Rotschild, etc. pour dire tout le mal qu’il en pense. Les passages traduits ici sont les considérations plus générales sur les Juifs.

L’antisémitisme de Marx
«Il y a un Juif derrière chaque tyran, tout comme il y a un Jésuite derrière chaque Pape. En réalité, les espoirs des oppresseurs seraient vains et la guerre pratiquement impossible s’il ne se trouvait quelque Jésuite pour endormir les consciences et quelque Juif pour faire les poches.
Lire l'article complet @ Contrepoints

samedi 12 mai 2018

Prestigieux prix décerné à Manuel Valls pour son intransigeance face à l’antisémitisme



Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Rights Watch:‏
"Lundi, nous avons eu le plaisir de décerner un prix à Manuel Valls, 20e premier ministre de la Ve République, en reconnaissance de son courage moral dans la défense des valeurs de la civilisation et dans son positionnement intransigeant face à l’antisémitisme."

vendredi 11 mai 2018

"Vu le climat d’antisémitisme, j’ai dû mettre mes filles dans une école juive"


Marie-Estelle Pech @ Le Figaro:
"[...] Si, dans le XVIe arrondissement de Paris, les élèves juifs sont souvent scolarisés dans le public «de bon niveau et bien fréquenté», c’est moins vrai dans l’est de la capitale où l’on peut être plus tenté par l’enseignement juif.  «J’ai fait mes études au lycée public Arago, place de la Nation», raconte Simon*, un informaticien du XIe arrondissement, «mais vu le climat d’antisémitisme, j’ai dû mettre mes filles dans une école juive». Très discrètes pour des questions de sécurité, ces écoles ont instauré des sas de sécurité impressionnants, avec vitres sans tain et code de sécurité à l’entrée.

Un arsenal renforcé après les assas­sinats commis à l’école Ozar Hatorah de Toulouse, en 2012. «Les enfants font tout pour se fondre dans la masse mais les faits les rattrapent. On les ramène à leur identité juive, on les insulte, ils sont pris à part. Plus rarement, ça va jusqu’aux coups. Parfois, ce sont les enseignants qui font des réflexions…», raconte Yaël *, mère de cinq enfants. «Une famille vient d’inscrire ses enfants chez nous car les camarades de ses filles, inscrites à l’école publique, chuchotent sur son passage: «Méfie-toi! Elle est juive!», raconte Elie Ebidia. [...]

Que deviennent les anciens élèves? La plupart de ceux de Yabné partent à Dauphine, en médecine, en droit et dans des écoles de commerce. Par crainte de l’antisémitisme et d’un avenir économique incertain, beaucoup partent à l’étranger. Et plus d’un tiers des bacheliers fréquentant les écoles juives partent faire leurs études en Israël, selon Patrick Petit-Ohayon, responsable du secteur éducation au FSJU - Fonds Social Juif Unifié. Une tendance induite par les lycées français eux-mêmes puisque beaucoup participent au programme «bac bleu-blanc», chaque année en décembre, coorganisé avec l’Agence Juive. Pour renforcer l’identité juive des élèves, ils visitent des lieux emblématiques de l’histoire d’Israël, pendant une dizaine de jours. Mais ils découvrent surtout ce qu’Israël leur propose après le bac: études universitaires, Tsahal, service civil. Certains reviennent. Mais beaucoup s’y installent aussi définitivement."
Lire l'article complet (Tradition et excellence, les bonnes recettes des écoles juives)

* Prénom modifié, la plupart de nos interlocuteurs ont demandé l'anonymat.

jeudi 10 mai 2018

Brice Couturier dénonce une "hystérie anti-israélienne" qui "témoigne d’un double standard moral suspect"


Brice Couturier, journaliste, producteur de radio et essayiste:
"Il ne fait pas de doute qu’une certaine forme d’hystérie anti-israélienne, ciblant cet Etat d’une manière particulière en lui imposant le respect de normes politiques et morales qu’on se garde bien d’exiger de ses voisins, pourtant moins vulnérables, témoigne d’un double standard moral suspect. S’y engouffrent toutes sortes de gens qui savent que l’antisémitisme est moralement et juridiquement répréhensible.

Comme on peut le lire sur le site de la Deutsche Welle, « au cours des années récentes, les antisémites d’extrême droite et d’extrême gauche en Europe ont été rejoints dans leur croyance par des musulmans. Quoique leur rhétorique soit expressément tournée contre Israël, elle tend à englober tous les Juifs, quel que soit le lieu où ils vivent.»"
Lire l'article complet (Des "séances de haine", dignes de "1984") (@ France Culture

Lire également:

- Brice Couturier: "Pourquoi cet acharnement sur un pays minuscule et démocratique luttant pour sa survie dans un océan de despotisme?"

- Quel rôle pour l'UE dans le conflit israélo-plestinien? par Brice Couturier


mercredi 9 mai 2018

Le Belge Nordine Saïdi au 'Bandung du Nord': le complotisme aussi a droit de cité à Saint-Denis

Conspiracy Watch a publié un article dans lequel est évoqué le parcours du Belge Nordine Saïdi (ce blog a consacré plusieurs articles à ce personnage - il suffit de faire une recherche et vous comprendrez les valeurs que défend ce personnage).  Il convient de noter qu'en Belgique, l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles (ABP) - la Flandre n'en fait pas partie - a fait la promotion d'un événement anti-israélien organisé par Michel Collon auquel a participé Nordine Saïdi.  L'ABP est dirigée par Pierre Galand, sénateur belge socialiste, professeur à l'ULB, ancien patron d'Oxfam, ancien Président du Centre d'action laïque (CAL) etc.  En s'associant à lui, on lui accorde une crédibilité certaine.

http://www.association-belgo-palestinienne.be/event/1948-2018-comment-etre-solidaires-des-palestiniens/


Ici également l'ABP (de M. Pierre Galand) est associée à Nordine Saidi:
http://www.association-belgo-palestinienne.be/une-societe-belge-invitee-a-abandonner-un-projet-de-construction-dun-port-en-israel/

Conspiracy Watch:
(...) Mais c’est surtout la présence du Belge Nordine Saidi qui interroge. Membre fondateur du Mouvement Citoyen Palestine (2002), du parti EGALITE (2009) et de Bruxelles Panthères (2012), Saidi se définit comme un «animateur social et militant anticolonialiste». Il est aussi, selon le site du Centre communautaire laïc juif (CCLJ), «l’un des soutiens le plus actifs de Dieudonné en Belgique». Nombre de ses engagements et déclarations attestent en effet de ses accointances avec la mouvance conspirationniste la plus radicale. Proche du PIR, Nordine Saidi s’est illustré par son refus de condamner les attentats terroristes. En mai 2009, il déclare:
«Je comprends les attentats suicides ou terroristes sans nécessairement les justifier. En tout cas, je m’interdis de condamner des faits sans parler des causes. Oui, je refuse de condamner des attentats terroristes ! Pour avoir un débat serein sur les attentats suicides, il faut pouvoir parler du pourquoi de ces actes en Palestine ou ailleurs car ce ne sont pas les Palestiniens qui possèdent 200 têtes nucléaires, des chars militaires et des avions F16 mais bien Israël et c’est l’Etat d’Israël qui pratique une politique terroriste et raciste contre la population palestinienne. […] Si on veut éviter les attentats, il faudra un moment accepter de discuter même avec Ben Laden».

Dans la même veine, il publie en mai 2015 un tweet (ci-contre) suggérant que les services secrets israéliens sont «derrière les attentats de Charlie Hebdo».

Quelques mois plus tard, il publie sur son compte Facebook une photo de lui posant avec un couteau devant un drapeau palestinien. Le cliché est accompagné d’un commentaire dans lequel il prend clairement parti contre la non-violence, justifiant la vague d’attentats au couteau qui frappait alors les Israéliens, civils comme militaires.

En novembre 2009, Nordine Saidi a été exclu du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (MRAX) en raison de la présence sur son blog de textes «glissant vers l’antisémitisme et le négationnisme» selon le conseil d’administration de l’association antiraciste belge. Il apparaît peu après dans la liste des signataires de la pétition «pour l’abrogation de la loi Gayssot et la libération de Vincent Reynouard» lancée à l’initiative de Paul-Éric Blanrue et Jean Bricmont en août 2010. Son nom y côtoie, entre autres, ceux d’Alain Soral (Égalité & Réconciliaton), de l’ancien collaborateur et milicien François Brigneau, de Jérôme Bourbon (directeur du journal d’extrême droite Rivarol) ou encore de Dieudonné M’Bala M’Bala.
Lire l'article complet @ Conspiracy Watch

mardi 8 mai 2018

Guy Millière: 40% des Juifs vivant encore en France veulent partir


Guy Millière, essayiste:
"En deux décennies, plus de 20% des Juifs français ont quitté le pays. Selon une enquête, 40% des Juifs vivant encore en France veulent partir. Bien que les Juifs représentent désormais un peu moins de 0,8 pour cent de la population, la moitie des soldats et policiers déployés dans les rues en France le sont pour garder des écoles et des lieux de culte juifs.

Les Juifs français voient que ce qui subsiste de la présence juive en France se trouve effacé. Ils savent qu'ils doivent cacher le fait qu'ils sont juifs, et que même s'ils sont vigilants quand ils sont à l'extérieur et ferment soigneusement la porte de leur domicile, les risques sont omniprésents. Ils savent aussi que ce qui leur arrive n'intéresse guère le reste de la population française. L'Assemblée nationale française compte 577 députés. Un seul d'entre eux tente, inlassablement et courageusement, d'attirer l'attention sur ce qui se passe: Meyer Habib. Il représente les Français vivant en Europe du Sud et au Moyen-Orient et a été élu grâce au soutien des Juifs français qui vivent en Israël. Sans eux, il n'aurait eu aucune chance.

Après l'assassinat de Sarah Halimi, un hommage lui a été rendu devant son domicile. Seuls des Juifs sont venus. Ils ont été accueillis par des insultes et des jets de bouteilles depuis les fenêtres des bâtiments.

Lorsque les institutions juives ont été appelé à une marche silencieuse en mémoire de Mireille Knoll, des gens sont venus en plus grand nombre. Mais presque tous étaient des Juifs. Gilles-William Goldnadel, président d'Avocats sans frontières, et avocat de la famille Knoll, a déclaré que le défunt mari de Mireille Knoll était un survivant d'Auschwitz, que leurs enfants avaient vécu avec la mémoire de la Shoah, et que cela avait été terrible pour eux de voir leur mère assassinée et son corps brûlé.

L'un des fils de Mireille Knoll, Daniel, a déclaré: "les Musulmans doivent réagir".
Les organisations musulmanes françaises ont condamné l'assassinat, mais pas la haine des Juifs."
Lire l'article complet (La France: bientôt sans Juifs?) @ Gatestone Institute

Lire également:

Marc Knobel : "L’Europe va se vider de ses juifs. En France, 60 000 sont partis en dix ans"

"Ces juifs apeurés qui déménagent pour fuir l'antisémitisme"

Françoise Giroud: "Cette Shoah qui ne passe pas" (2002)

France: Quand la communauté juive a peur pour ses enfants


lundi 7 mai 2018

Jacques Julliard: La France est devenue "un lieu répulsif pour les juifs, quand il demeure attractif pour les musulmans"


Jacques Julliard, essayiste, historien et journaliste:
"[...] on ne saurait trop recommander le dernier livre de Pierre-André Taguieff, Judéophobie, la dernière vague (Fayard) qui montre avec son érudition et sa rigueur habituelles que l’antisémitisme musulman est loin d’être un recyclage des vieux antisémitismes occidentaux. Il procède en grande partie de l’humiliation ressentie par le monde arabo-musulman lors de l’installation d’Israël et des guerres qui ont suivi. On assiste à une véritable "islamisation de la judéophobie". À quand, demande-t-il, un Vatican II de l’islam sunnite? 
J’en conclus qu’il faut en finir avec l’islamisme de précaution, qui berce les belles âmes, leur permet de se savoir gré de leur propre délicatesse. Non, ce n’est pas l’antisémitisme maurrassien qui est la cause de cette "épuration à bas bruit" dénoncée par les 300; non, ce ne sont pas de pieux parallèles entre l’antisémitisme en particulier et le racisme en général qui expliquent que le pays de l’abbé Grégoire, de Bernard Lazare et de Péguy soit devenu un lieu répulsif pour les juifs, quand il demeure attractif pour les musulmans, comme il est aisé de le voir. C’est tout simple. Pour savoir de quel côté balance le racisme, il suffit de consulter les statistiques."
Lire l'article complet (La gauche, l'islam et le nouvel antisémitisme) @ CRIF

Lire également:
Jacques Julliard: "Au pays des droits de l'homme, les Juifs ont peur"

dimanche 6 mai 2018

Cécile Pina: L'on recrute les nouveaux négationnistes dans la mouvance indigéniste


Cécile Pina est essayiste et militante. Avec Fatiha Boutjalhat, elle est la fondatrice de Viv(r)e la République, mouvement citoyen laïque et républicain appelant à lutter contre tous les totalitarismes et pour la promotion de l'indispensable universalité de nos valeurs républicaines.
"À cette défiance envers l'altérité s'ajoute une méconnaissance historique, qui pour être crasse n'en est pas moins dangereuse, car elle nourrit le révisionnisme. On l'a vu à propos des traites négrières avec le procès fait à l'historien Olivier Pétré-Grenouilleau, dont le seul tort a été de rappeler que les traites africaines et arabo-musulmanes ont non seulement existé aussi, mais ont été encore plus massives que la traite transatlantique (celle des blancs). Or toute une partie de la logorrhée indigéniste nie cette réalité. Il en est de même sur la vision d'un Occident qui n'aurait construit sa prospérité qu'avec «la sueur et le cadavre des nègres, des Arabes, des Indiens et des jaunes» (citation de Frantz Fanon utilisée par les militants indigénistes), d'Israël qualifié d'état nazi ou de la référence à un génocide palestinien. Tous ces gens s'exonèrent facilement de la mesure du réel quand il s'agit de vendre leur camelote idéologique. D'ailleurs c'est aussi dans cette mouvance-là que l'on recrute les nouveaux négationnistes."
Lire l'article complet @ Figaro Vox

Lire également:
Fatiha Boudjahlat: Plenel, "les juifs de maintenant ne l'intéressent guère, l'antisémitisme qu'ils subissent ne le mobilise guère"

vendredi 4 mai 2018

Gauche belge: vivre ensemble, mais sans les Juifs?


Contexte: 
- Ex Premier ministre belge (Elio Di Rupo): "Ils nous ont fait la Belgique des diamantaires anversois"
- Politicien belge  Georges Clerfayt): "les électeurs juifs sont beaucoup plus nombreux!"
- L'Uuniversité Libre de Bruxelles et Ken Loach


Sophie Flamand @ Causeur:
De petite phrase en petite phrase, d’allusion à insinuation, la campagne électorale belge poursuit son cours. Et la petite musique qui s’en dégage devient de plus en plus inquiétante. Ainsi, l’ancien président et toujours homme fort du Parti socialiste, Elio Di Rupo, a déclaré: "La Belgique ne peut pas être gouvernée comme elle l’est aujourd’hui: uniquement pour les plus riches et les plus puissants. C’est une Belgique des diamantaires anversois qu’on a aujourd’hui alors que nous avons besoin d’une Belgique plurielle. Et comme chacun sait, on trouve bien peu de Berrichons parmi les diamantaires anversois…

35 000 contre 600 000 : le match est plié

Petit parti faisant office de strapontin au même PS, DéFi s’est également fait remarquer par un tweet de son ancien président, Georges Clerfayt, après que de nombreuses voix se sont étonnées du choix de Ken Loach comme Docteur Honoris Causa de l’ULB au vu de ses prises de position qualifiées d’antisémites: "Ken Loach a bien mouché Ch. Michel1 à l’ULB, lequel a raté une fois de plus l’occasion de se taire! Quand pourra-t-on l’entendre s’élever contre les crimes d’Israël (sic) envers les Palestiniens? Il est vrai qu’en Belgique, les électeurs juifs sont beaucoup plus nombreux!". Propos grotesque, d’ailleurs si l’on sait que la Belgique totalise environ 35 000 Juifs contre 600 000 citoyens d’origine arabo-musulmane.

Ces deux déclarations, assez atterrantes, à quelques jours d’intervalle, ont secoué la Belgique et agité les réseaux sociaux. Elles sont d’autant plus hallucinantes qu’au même moment, sur l’autre rive du Quiévrain, 300 intellectuels, artistes ou élus français ont signé un manifeste dénonçant le nouvel antisémitisme porté par une certaine lecture de l’islam…
Lire l'article complet @ Causeur

Lire également le billet de Marcel Sel (2015): Kroll, les diamantaires et le gros dérapage (mise à jour).


Le blog de Sophie Flamand: Lettres d'humeur

jeudi 3 mai 2018

Les railleries après l’exposé de Netanyahu montrent le refus de voir la réalité


David Horovitz, fondateur et le rédacteur en chef du Times of Israel:
L'accord n'a pas démantelé ni bloqué le programme nucléaire iranien. Si les négociateurs savaient ce que préparait l'Iran, alors leur défaillance n'en est que plus indéfendable. 

La réponse très largement moqueuse apportée par une importante partie de la communauté internationale face à l’avalanche de preuves données par le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur le programme d’armement nucléaire de l’Iran, lundi soir – de manière plus remarquable de la part de nations qui ont négocié la capitulation nucléaire iranienne en 2015 – souligne principalement leur incompétence, leurs défaillances, leur mauvaise foi et la gravité de la menace iranienne qu’ils refusent d’atténuer – de façon bien coupable. [...]

Les détracteurs de Netanyahu affirment qu’il n’y a rien de nouveau dans les fichiers qu’il a présentés – rien de nouveau dans la présentation des preuves iraniennes qui démontrent la duplicité de la République islamique et les spécificités de son programme d’armement nucléaire. 
En premier lieu, cette critique est clairement mensongère. L’Agence internationale de l’énergie atomique, dans son propre rapport, n’a jamais prétendu avoir obtenu un accès qui serait de loin comparable à la documentation de l’Iran. Le Mossad a dérobé 100 000 documents. Les négociateurs du groupe P5+1 devraient se battre pour étudier de près ce matériel. 
Mais, en second lieu, si le groupe P5+1 affirme vraiment qu’ils connaissaient tous les détails du programme qui a été présenté par Netanyahu et qu’ils étaient conscients, par conséquent, de l’ampleur du degré de duplicité de l’Iran, alors comment ont-ils pu négocier de manière si négligente un accord avec les Ayatollahs?

La cheffe de la politique étrangère de l’Union européenne, Federica Mogherini, l’une des supportrices de l’accord de 2015, a déclaré solennellement lundi soir que le pacte « a été mis en place très exactement parce qu’il n’y a pas de confiance entre les parties, sinon nous n’aurions pas exigé qu’un accord sur le nucléaire soit mis en oeuvre ». Waouh, lisons cela une fois encore: Nous savions qu’ils mentaient et c’est pour cela que nous avons mis en place cette convention. 
Reformulons l’idée: Nous savions qu’ils mentaient et c’est pour cela que nous avons passé un accord mal fichu avec eux, un accord qui ne démantèle pas le programme nucléaire que nous savions qu’ils construisaient, même s’ils nous avaient juré leurs grands dieux que ce n’était pas le cas. 
Nous savions et qu’ils mentaient et c’est pour cela que, lorsque les sanctions leur ont finalement passé la corde au cou, nous avons passé un accord mal fichu avec eux qui mettait un terme aux pressions économiques – consolidant donc le régime répressif au pouvoir, pour mieux opprimer son peuple, et leur donnant des ressources financières pour semer le chaos et le sang à travers toute la région. 
Cela peut avoir été irritant pour les négociateurs du P5+1 et leurs défenseurs de voir ce Netanyahu agaçant se pavanant devant ces étagères de documents et ces rangs de CD, réclamant des justifications et soulignant la défaillance scandaleuse des négociateurs. 
Mais le fait est que l’accord de 2015 a été un pacte terrible, et mal construit. Il a permis aux Iraniens, murés dans leur hypocrisie, de se tirer d’affaire. Il n’a pas démantelé le programme d’armement sur lequel ils continuent à mentir. Il n’a pas fermé la voie à un arsenal d’armement nucléaire. 
Je me demande quand les négociateurs et leurs défenseurs finiront par présenter enfin leurs excuses pour leur échec. Lorsque l’Iran commencera à tester ses bombes nucléaires, peut-être ? Ou se moqueront-ils encore?
Lire l'article comple @ The Times of Israel

mercredi 2 mai 2018

Peut-on être jeune, juif et aimer la France?


Editorial d'Alexander Aciman (Can a Jew Love France?) paru dans le New York Times le 16 janvier 2018.  C'est intéressant qu'un grand media, de gauche, américain ait donné la parole à un écrivain et essayiste jeune, Alexander Aciman, 27 ans, car en général ce sont presque exclusivement des personnes - toujours les mêmes - beaucoup plus âgées, voire très âgées, qui s'expriment sur l'antisémitisme en Europe.  Aciman nous apprend que déjà son grand-père, qui aimait tant la France fut amené, dans les années 60, à s'installer aux Etats-Unis car la situation en France l'inquiétait.  Alexander Aciman est le fils de l'écrivain André Aciman.

Traduit et adapté par Victor Kuperminc pour Tribune Juive:
"[...] Mais les choses ne sont pas idéales aujourd’hui, en France. Le pays lutte pour maintenir et protéger son importante population juive, la troisième dans le monde. Le chiffre a diminué notamment à cause de la vague d’antisémitisme qui a submergé le pays durant la dernière décennie. En 2015, – l’année de l’attaque contre Charlie Hebdo – 8000 juifs sont partis en Israël.

Mon grand-père s’est installé à Paris dans les années 1960, mais s’est senti mal à l’aise dans le pays qui avait du mal à se remettre de la guerre, de ses rafles et des déportations. Cela lui brisa le cœur, il sentait bien que Paris était sa vraie patrie.

La France avait manqué à la parole donnée par l’Alliance Israélite Universelle. Sa finalité, c’était de sortir les Juifs de l’obscurantisme de leur milieu, et de leur fournir les outils qui les mèneraient vers une vie meilleure en Europe. C’était la promesse d’un pays qui tirait sa fierté d’être plus civilisé que ceux qui voulaient chasser leur population juive.

Les Juifs francophones se sont réjouis l’année dernière, lorsque le parti d’Emmanuel Macron – La république en marche -, a battu le menaçant Front National, le parti antisémite d’extrême droite. Mais, cette supposée nouvelle France n’a rien fait pour résoudre le problème juif. Chaque année en France, des vitrines juives sont vandalisées, et des supermarchés kasher incendiés.

Ce sentiment général d’insécurité n’est pas sans rappeler celui d’il y a plus de cent ans, pendant l’Affaire Dreyfus, lorsqu’il devint évident que la vie juive en France était devenue insupportable. Pour beaucoup, la situation d’aujourd’hui est comparable. L’antisémitisme, apparemment, est un cercle sans fin. 
Et malgré tout, je ne peux me résoudre à renoncer à la France; comme si, après plus d’un siècle d’amour de ce pays, cet amour lui-même était devenu une partie de mon génome. Les effets de l’Alliance continuent d’exister en moi.

J’admets qu’il est aussi ridicule d’affirmer que je ne suis pas français que de prétendre que je le suis. Je connais toutes les stations de correspondance du métro parisien. Comme mon père, j’ai étudié la littérature française à l’université. Mes jours favoris à New-York sont ceux où il pleut, parce que cela me rappelle Paris.

Je ne puis me résoudre à l’idée que l’endroit auquel j’appartiens n’ait rien à voir avec moi. J’ai du mal à accepter la terrible vérité, partagée avec mes amis juifs de France; celle de la rumeur de désastre des années 1900 et 1930. Je me dis que, dans 30 ans, je serai de retour à la maison, et je vois mes enfants, assis et causant à la terrasse d’un café; alors que j’ai peur qu’il n’y ait plus de juifs du tout en France.

Comme mon grand-père, bien que je me sente bien français, et bien que je veuille que mes enfants grandissent dans une atmosphère francophone, cette France rêvée par ma famille n’existe plus. Et, peut-être n’a-t-elle jamais existé."
Lire l'article complet @ Tribune Juive et l'original en anglais @ The New York Times

Lire également:
Interview: Alexander Aciman sur son livre «La twittérature», coécrit avec Emmett Rensin.

mardi 1 mai 2018

Belgique: Comment Elio Di Rupo renoue avec les stéréotypes du socialisme allemand

Contexte: Ex Premier ministre belge: "Ils nous ont fait la Belgique des diamantaires anversois"

Drieu Godefridi, philosophe libéral-conservateur belge (vous pouvez suivre Drieu sur Facebook):

Type de la caricature du juif capitaliste par la presse allemande de l’entre-deux guerres. On aperçoit le feuillet “Bourse” sortant de sa poche. Source.

Elio Di Rupo, présidant aux destinées d’un parti socialiste en souffrance dans les enquêtes d’opinion, déclarait à “l’Echo” le 30 avril 2018: “La Belgique ne peut pas être gouvernée comme elle l’est aujourd’hui: uniquement pour les plus riches et les plus puissants. C’est une Belgique des diamantaires anversois qu’on a aujourd’hui alors que nous avons besoin d’une Belgique plurielle.”

Elio Di Rupo n’est pas un imbécile. Il est conscient que dans l’imaginaire collectif, diamantaire anversois = Juifs. C’est donc en connaissance de cause qu’il cible ainsi un métier réputé “juif”. Ce faisant, il renoue avec l’une des pires traditions du socialisme. Consultons cette définition du socialisme:
“Le socialisme est le concept ultime du devoir, l’impératif éthique du travail, non seulement pour soi mais encore pour le salut de nos frères; il est par dessus tout le principe du Bien commun avant le profit personnel, la lutte contre tous les parasitismes et spécialement contre le profit facile et immérité. Nous sommes conscients que, dans ce combat, nous ne pouvons compter que sur notre propre peuple. (…) De ce point de vue nous comprenons qu’il est nécessaire de préserver la chose la plus précieuse que possède un peuple, la somme de toutes les puissances actives de création de ses travailleurs (…). Et cette vision nous oblige à former immédiatement un front contre son opposé, la conception sémitique de l’idée du peuple, et particulièrement contre le concept sémite du travail. Parce que nous sommes socialistes, nous devons nécessairement (…) combattre l’opposé du socialisme : le matérialisme et le culte des richesses.”
Cette définition n’est pas d’Elio Di Rupo. Elle est issue du sinistrement programmatique discours “Warum sind wir Antisemiten ?” prononcé par Adolf Hitler le 13 août 1920 (Hitler Sämtliche Aufzeichnungen 1905–1924, Hrsg. von Eberhard Jäckel, Stuttgart, Deutsche Verlags-Analt, 1980, 184–204).
Lire la suite @ infobelge



Lire également:
Drieu Godefridi: "Nous sommes tous juifs, parce que l’Holocauste hante notre histoire"


lundi 30 avril 2018

Virulente charge de Natacha Polony contre Israël


Dans une chronique parue dans Le Figaro sur l'antisémitisme, «Veuillez cacher cet antisémitisme…»,  Natacha Polony se livre à une violente charge contre Israël. Mais est-ce vraiment la politique menée par Israël qui alimente pour une grande part l'antisémitisme en France et en Europe?  Pourquoi le conflit israélo-palestinien doit-il être l'objet d'un "indispensable débat"?
"On ne peut, bien sûr, négliger le fait que le conflit israélo-palestinien constitue dans le monde un abcès de fixation.  Et l'on aimerait entendre des voix s'élever contre la politique insupportable, mais aussi suicidaire, de la droite israélienne, qui grignote les Territoires palestiniens jusqu'à rendre impossible désormais une solution à deux États.  Suicidaire, car Israël, avec des citoyens de seconde zone, ne serait plus l'État démocratique de ses origines. Il fut un temps, au début des années 2000, où des intellectuels français faisaient vivre sur ce sujet un indispensable débat.  Leur silence laisse croire à une unanimité qui nourrit le ressentiment et repousse l'antisionisme dans les franges de l'antisémitisme."
Ce raisonnement répété et répété et répété est réfuté par Bret Stevens, chroniqueur au New York Times et lauréat du prix Pulitzer. 

À la question de savoir si l'antisémitisme en Europe est le produit du conflit israélo-palestinien, il répond que "quand vous devez expliquer ce que certaines personnes font aux Juifs en faisant référence à ce qu'on présume que les Juifs font à d'autres personnes, alors vous n'expliquez pas l'antisémitisme - vous reproduisez de l'antisémitisme."  ("when you have to explain what some people do to Jews with reference to what Jews are allegedly doing to some other people then you are not explaining antisemitism - you are replicating antisemitism").

Aux lecteurs de juger.


Le téléspectateur belge est "subtilement endoctriné à la haine de soi et d’Israël"


infobelge.be
A la RTBF [Radio-Télévision belge de la Communauté française], l’idéologie n’est jamais loin, même dans le choix des documentaires. L’émission “Retour aux sources” est censée être une signature du service public, le genre d’émissions de qualité qui ne serait pas diffusée sur une chaîne commerciale. Cependant, derrière l’information se cache l’endoctrinement si l’on en juge par deux émissions récentes.

Dans “Une terre deux fois promise Israël-Palestine”, la charge anti-israélienne est subtile, souvent présentée par des universitaires juifs marginaux, opposés aux courants dominants de leur société, ou prenant la forme d’autocritiques palestiniennes. Le comble est atteint lorsque, avec force témoignages des mêmes, on nous affirme que l’existence d’Israël n’était pas menacée en 1967 et que la Guerre des six jours (déclenchée par Israël face à la menace imminente de l’Egypte et de la Syrie) aurait pu être évitée! (...)

Dans “Les routes de l’esclavage”, des liens, eux-aussi subtils, sont réalisés entre la présence meurtrière de l’armée brésilienne (héritière des colons blancs bien sûr) dans les favelas, et les dignes descendants des esclaves qui les peupleraient. La prospérité actuelle de l’Europe reposerait, bien entendu, sur la traite négrière, sans laquelle il n’y aurait point eu de développement de l’Europe.
(...)

Le téléspectateur qui connaît peu ces problématiques aura l’impression d’avoir appris quelque chose à travers ces reportages fort bien réalisés au plan technique. Il aura, au passage, été subtilement endoctriné à la haine de soi (l’Occident voire le Blanc) et d’Israël. Beau travail, le tout à coup de subventions publiques (Europe, Wallonie — “Wallimage” -, Fédération Wallonie Bruxelles).
Lire l'article complet

samedi 28 avril 2018

Ex Premier ministre belge: "Ils nous ont fait la Belgique des diamantaires anversois"



L'ancien Premier ministre belge Elio di Rupo, président du Parti socialiste, a déclaré au quotidien l'Echo:
"La Belgique ne peut pas être gouvernée comme elle l’est aujourd’hui: uniquement pour les plus riches et les plus puissants. C’est une Belgique des diamantaires anversois qu’on a aujourd’hui alors que nous avons besoin d’une Belgique plurielle."
Les remarques d'Elio di Rupo (il y en a deux - celle du titre "Ils nous font la Belgique des diamantaires anversois" et celle du texte - ont suscité des commentaires sur Facebook:
"Dans l'imagerie populaire les "diamantaires anversois" ça reste les Juifs. Qu'importe ce que Di Rupo a voulu dire, il aurait pu le dire autrement qu'en versant de l'huile sur le feu d'un certain antisémitisme."

"Di Rupo, c'est aussi "Je suis juif, je suis Palestinien..." après les attentats de Paris, histoire sans doute de rappeler qu'on assassine des Juifs à Paris parce "qu'ILS" tuent des Palestiniens en Israël..."

"Antisémitisme réel (ce que je n'oserais pas croire) ou pas, Elio Di Rupo aurait vraiment mieux fait de ne pas "flirter ainsi" et l'Echo de ne pas choisir cette "phrase titre"."
D'autres défendent Elio Di Rupo.  Qui donc a raison?  Pour en avoir le cœur net, il suffit de faire une recherche Google Belgique et le résultat est clair: "Diamantaire anversois = Juif".

Une recherche rédigée "industrie diamantaire anvers", vous propose des "recherches associées" et en premier  lieu "diamantaires anvers juifs":
Avec l'intitulé "diamantaires anvers", à nouveau le moteur de recherche propose en premier "diamantaires anvers juifs":
Le même résultat pour "Anvers quartier diamantaire":

Par contre en flamand, on n'associe pas diamantaires et "juifs":

Il semble donc clair qu'en Belgique francophone: "Dans l'imagerie populaire les "diamantaires anversois" ça reste les Juifs. Qu'importe ce que Di Rupo a voulu dire, il aurait pu le dire autrement qu'en versant de l'huile sur le feu d'un certain antisémitisme." 


Lire également:
- Le Premier Ministre belge Elio di Rupo, Israël et les Juifs 
- Elio Di Rupo: des milliers d'enfants et des milliers de femmes tués par Israël à Gaza

vendredi 27 avril 2018

Politicien belge: "les électeurs juifs sont beaucoup plus nombreux!"


Contexte: Not in our name - L'ULB - Université libre de Bruxelles persiste dans son erreur


Georges Clayrfait, politicien belge francophone (Défi),  député honoraire au Parlement belge, ancien échevin de Rhode-Saint-Genèse, ancien représentant au Conseil de l'Europe et au P.E., ancien président des FDF, s'indigne que le Premier ministre Charles Michel (MR) ait osé désapprouver le choix de l'Université Libre de Bruxelles (ULB) de décerner au cinéaste britannique Ken Loach le titre de docteur honoris causa. Voici deux tweets qu'il a publiés:
"Ken Loach a bien mouché Ch.Michel à l'ULB, lequel a raté une fois de plus l'occasion de se taire! Quand pourra-t-on l'entendre s'élever contre les crimes d'Israel envers les Palestiniens? Il est vrai qu'en Belgique, les électeurs juifs sont beaucoup plus nombreux!"

Pour rappel: la population juive en Belgique ne dépasse pas les 35.000 et la tendance est à la baisse - plusieurs centaines de Juifs quittent la Belgique chaque année.  Par contre, la population musulmane est estimée à 800.000 et va progresser.  Voyons ce qui se passe à Bruxelles (Le Figaro):
"La capitale européenne sera musulmane dans vingt ans. C'est du moins ce qu'affirme une étude publiée la semaine dernière dans le quotidien La Libre Belgique. Près d'un tiers de la population de Bruxelles étant déjà musulmane, indique Olivier Servais, sociologue à l'Université catholique de Louvain, les pratiquants de l'islam devraient, en raison de leur forte natalité, être majoritaires «dans quinze ou vingt ans». Depuis 2001, Mohamed est, chaque année, et de loin, le premier prénom donné aux garçons nés à Bruxelles."
Mais pour M. Georges Clairfayt les Juifs sont plus nombreux...  Plus nombreux que qui?  Ca il ne le précise pas.

De surcroît, il estime que beaucoup de Belges sont des ignorants:
"Beaucoup trop de belges ignorent ladifférence entre anti-sémitisme et anti-sionisme! Les sionistes aupouvoir en Israel sont contre lesdroits des Palestiniens.Ils méritent des critiques pour cela! Mais être antisémiste,c'est être contre les juifs,comme tels! Cela,c'est du racisme!

De quoi le mythe de la collaboration des sionistes et des nazis est-il le nom?


Joël Kotek, politologue et historien belge:
Alors que l’Université libre de Bruxelles décerne aujourd’hui un doctorat honoris causa au réalisateur britannique Ken Loach, controversé en raison de ses prises de position ambiguës concernant l’extermination des Juifs d’Europe et le problème d’antisémitisme auquel fait face le Labour de Jeremy Corbyn, Joël Kotek revient sur la signification du mythe d’une collaboration entre le mouvement sioniste et le Troisième Reich, qui constitue le cœur du propos d’une pièce mise en scène par Loach à la fin des années 1980.
Affiche de la pièce de théâtre “Perdition”, de Jim Allen, mise en scène par Ken Loach.
Le mythe de la collaboration des sionistes avec les nazis, qui fut inventé en URSS, fait florès tant auprès des marxistes britanniques que des nationaux-socialistes français de type Soral, sans oublier évidemment les tenants de l’islamisme et du nationalisme arabo-musulman. Ce n’est guère surprenant si l’on se souvient que l’un des mécanismes clef de l’antisémitisme est l’effet miroir qui consiste précisément à projeter sur l’Autre ses émotions, ses fausses croyances, ses complexes inconscients. 
Le concept de projection psychologique, convoqué par Freud dans son analyse du cas Schreber, semble particulièrement opératoire. Considéré en termes de projection psychologique, l’antisémitisme doit être compris comme une opération par laquelle le sujet expulse de soi et localise dans l’autre, des sentiments, des défauts, des erreurs, des fautes qu’il préfère refouler. Non sans logique. Car de quoi le mythe de la collaboration sioniste avec les nazis est-il le nom, sinon précisément des compromissions avec le nazisme, ici, des mouvements nationalistes (Flandre, Croatie, Hongrie, etc.), là, de l’Internationale communiste ou encore des élites arabo-musulmanes (Sadate) ?

Si les sionistes n’ont pas fraternisé avec les Nazis, les Soviétiques, eux, pactisèrent avec le Troisième Reich, au point de lui fournir acier et pétrole jusqu’en 1941, tout comme de nombreux dirigeants musulmans, tels le Perse Reza Shah et l’Irakien Rachid Ali al-Gillani, qui rêvèrent d’une victoire nazie sur les Alliés. Nul besoin de rappeler que le grand Mufti de Jérusalem, Hadj Amine Al-Husseini, leader du premier mouvement national palestinien, plaida auprès d’Hitler l’extermination des Juifs de Palestine, une fois la victoire de Rommel acquise sur les Britanniques. Cette sourde vérité explique pourquoi tant d’activistes de la droite radicale, de l’ultra-gauche, de la cause palestinienne, de l’ultranationalisme (le parti hongrois Jobbik par exemple) se repaissent de la fable de la collaboration sioniste avec les nazis.
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Note: dans une lettre au Guardian, 2004, Loach accuse une fois de plus ceux qui le critiquent de vouloir empêcher "la critique politique du sionisme" et il ajoute que l'écrivain anti-sioniste Eric Fried, dont beaucoup de membres de sa famille avaient été tués par les Nazis, lui a écrit qu'il était jaloux de ne pas avoir lui-même écrit la pièce Perdition de Jim Allen et que les accusation de déformation historique ou de préjugés anti-juifs étaient monstrueuses. Fried souhaitait que la pièce soit jouée partout.